Un « effet foehn inversé » qui favorise la sécheresse
Il est difficile de prévoir les précipitations des deux prochains mois. Mais pour l'expert, le mal est déjà fait. La France a déjà connu un déficit pluviométrique cet hiver. Dans plusieurs régions, les nappes phréatiques n'ont pas pu se reconstituer. Des vagues de chaleur successives d'une intensité, d'une précocité et d'une durée historiques ont aggravé la situation. Dans ce contexte de chaleur extrême, un « effet foehn inversé » se produit, explique l'hydrologue. « L'atmosphère absorbe d'énormes quantités d'eau par des variations de pression afin de rétablir l'équilibre . »
Selon Emma Haziza, les pluies estivales n'inverseront pas la tendance. « Les averses, lorsqu'elles auront lieu, se présenteront uniquement sous forme d'orages localisés. Les deux tiers s'évaporeront rapidement dans l'atmosphère. Le reste sera absorbé par la végétation et la couche arable qui tentent de satisfaire leurs besoins en eau », explique-t-elle. De ce fait, les nappes phréatiques ne pourront pas se reconstituer. Pour elle, la France doit désormais vivre avec une sécheresse devenue la norme en été.
Vous trouverez la recette complète à la page suivante ou en cliquant sur le bouton « Ouvrir » (>). N'oubliez pas de partager cette publication avec vos amis sur Facebook.
